Hackathon : bonne ou mauvaise idée pour innover ?

Tous les grands groupes organisent des hackathons. A l’origine événement informaticien pour casser du code, le terme est aujourd’hui dévolu aux réunions de masse pour trouver de nouvelles idées. Quel constat ?
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Le principe
Un hackathon est le regroupement d’une grande quantité de personnes sur quelques jours (on parle de « 40 heures », « 54 heures », etc.). L’objectif : produire de nouvelles idées, si possible innovantes. L’ambition non avouée des organisateurs est aussi de montrer une image « cool », ouverte, libérée (?) de l’entreprise, en invitant nombre de startups, d’étudiants ou de clients.

La réalité
Croire que le nombre fait la qualité est une vision assez restrictive de l’innovation. Certes, la sérendipité reste fortuite et on peut espérer une idée géniale parmi la foule des idées quelconques. En liant l’innovation au volume d’heures fourni, les organisateurs effectuent un raccourci intellectuel étonnant. Les éclairs de génie prennent rarement 48h. Cette vision est néanmoins tout à fait conforme à la vision française du « bon collaborateur », dont on apprécie souvent la performance à l’aulne du temps de présence dans l’entreprise.
Soyons clairs, l’intérêt des hackathons réside essentiellement dans la diversité des talents rassemblés et les possibilités de networking. Mais rien ne vous oblige à le faire la nuit avec de mauvaises pizzas !

Quelques règles d’organisation
Plus largement, les lois du Hackathon suivent la logique des 7P de préparation des méthodes agiles.

  1. Purpose (but) : quels sont les objectifs du hackathon ? Sur quelle problématique engager les cerveaux mobilisés pour l’occasion ?
    Pour revenir sur notre propos, on évite bien sûr la recherche de la solution magique générique !
  2. Product (résultat) : quel est le résultat attendu ? Quel niveau de finition est souhaité : une application, un design de solutions, des concepts ?
  3. People (participants) : qui va participer ? Quelle est la diversité nécessaire des profils ? Quels rôles les participants vont-ils jouer ? Pourquoi et par quoi les participants seront-ils motivés ? Comment gérer la propriété intellectuelle des éléments produits ? Comment récompenser les créations ?
  4. Process (planning) : quel enchainement des activités pour atteindre les objectifs ? Un exemple
    07:00 présence des organisateurs pour finaliser les dernières préparatifs
    07:30 livraison de la nourriture et des boissons
    08:00 Petit-déjeuner
    08:30 accueil des participants et distribution des éléments pratiques (mot de passe wifi, horaires, adresses mail des responsables, etc.)
    08:45 partage des informations sur l’entreprise organisatrice
    09:00 annonce de la problématique
    09:30 questions-réponses avec les participants
    10:00 constitution des équipes et début du travail
    12:00 déjeuner
    16:00 clôture et passage devant le jury
    16:30 annonce des gagnants
  5. Preparation (préparation) : quelle préparation au préalable ? Quelle suite donner ? Quelle communication ?
  6. Practical concerns (logistique) : équipement, connexion, organisation de l’espace physique, ravitaillement etc.
  7. Pitfalls (risques) : les débordements possibles, les problèmes techniques, etc. Bref, il faut prévoir un plan B

Bon Hackaton !

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